À l’approche de la clôture de l’année scolaire, plusieurs chefs d’établissement de la province éducationnelle LOMAMI 1 tirent la sonnette d’alarme face à un problème récurrent : l’indisponibilité des bulletins scolaires en carton, pourtant déjà financés par les parents d’élèves.
D’après des informations recueillies dans plusieurs écoles de la province éducationnelle Lomami 1, chaque élève a été invité à s’acquitter d’un montant de 1.000 francs congolais pour les frais de bulletin. Une somme modeste en apparence, mais qui représente un véritable sacrifice pour certaines familles. Malgré cette contribution généralisée, de nombreux établissements attendent encore la livraison des bulletins physiques indispensables à la remise officielle des résultats.
« Nous avons perçu les frais conformément aux instructions, mais jusqu’à présent, aucun bulletin en carton ne nous a été livré. Cela compromet sérieusement la fin normale de l’année scolaire », déplore un chef d’établissement, qui a requis l’anonymat.
Cette situation embarrassante place les responsables d’écoles dans une position délicate vis-à-vis des parents et des élèves, qui espèrent vivement obtenir leurs résultats afin de préparer la suite de leur parcours académique.
Côté parents, l’inquiétude et l’exaspération grandissent.
« Nous avons payé ce qu’on nous a demandé. Nous ne comprenons pas pourquoi les bulletins ne sont toujours pas disponibles. Cela donne l’impression d’un manque de gestion ou de transparence », s’indigne un parent à Kabinda.
Face à cette crise, plusieurs voix s’élèvent pour demander à l’autorité provinciale éducationnelle de fournir des explications claires sur les causes de ce retard et d’envisager des mesures urgentes pour rassurer les différentes parties concernées.
En attendant une issue, certaines écoles envisagent d’imprimer les bulletins sur papier ordinaire, une solution temporaire qui, bien qu’utile, ne fait pas consensus.
✍ Gabriel NSAKA Faustin/Correspondant