La semaine du 2 au 7 mars 2026 a été particulièrement active pour la professeure associée Nono Mbula Kasamba, secrétaire générale administrative de l’Université de Kabinda et experte en sciences de l’éducation et en psychopédagogie.
Au cours de plusieurs conférences-débats organisées dans certaines écoles secondaires de la ville de Kabinda, elle a présenté les principaux facteurs psychopédagogiques susceptibles d’améliorer la performance scolaire des élèves dans la province de Lomami, notamment au sein des écoles publiques conventionnées catholiques.
Parmi les éléments essentiels évoqués figurent la prise en charge adéquate des apprenants, la formation continue des enseignants à travers les unités pédagogiques, la consolidation des acquis avant l’introduction de nouvelles matières, la qualité de la formation de base de l’élève ainsi que l’encadrement familial.
Selon elle, le respect de ces principes contribue à relever le niveau des apprenants et à former des citoyens compétents, capables de répondre aux attentes de la société.
Cependant, la professeure Nono Mbula Kasamba a également dénoncé certains fléaux qui fragilisent gravement le système éducatif local. Elle a notamment pointé la corruption, le harcèlement sexuel en milieu scolaire, l’amateurisme de certains enseignants recrutés sans critères rigoureux ainsi que la mauvaise prise en charge des nouvelles unités. Des pratiques que plusieurs élèves dénoncent et dont ils seraient les principales victimes.
Ces anti-valeurs, a-t-elle souligné, impactent négativement la qualité de l’enseignement et la réussite scolaire des élèves à Kabinda et dans l’ensemble de la province de Lomami.
Lors de son intervention au Lycée Tuivuleneyi, elle a recommandé aux responsables des lycées Tuivuleneyi et Marie Body de protéger les élèves qui ont eu le courage de dénoncer ces dérives au sein de leurs Etablissements.
À l’issue de la conférence organisée le samedi 7 mars 2026 au Lycée Tuivuleneyi, les proviseurs de ces deux établissements ont exprimé leur gratitude à l’endroit de la conférencière, tout en souhaitant que de telles initiatives se multiplient dans leurs écoles.
Ces conférences-débats ont été organisées dans quatre établissements secondaires de la ville : l’Institut Jean-Paul II, l’Institut Shabana, le Lycée Tuivuleneyi et le Lycée Marie Body.
Partout où elle est intervenue, la professeure associée Nono Mbula Kasamba a lancé un appel aux dirigeants des écoles publiques conventionnées, à l’État congolais, aux autorités éducatives ainsi qu’aux parents d’élèves afin qu’ils assument pleinement leurs responsabilités et s’engagent ensemble pour restaurer durablement la performance scolaire.
Car, a-t-elle rappelé, les élèves d’aujourd’hui sont les bâtisseurs et les dirigeants de la société de demain.
✍️ Victoire RDC/Celcom Unikab