La Cour constitutionnelle de la RDC a rendu son verdict ce 20 mai dans le dossier Bukanga-Lonzo : Augustin Matata Ponyo, ancien Premier ministre, écope de 10 ans de travaux forcés, assortis d’une interdiction d’exercer toute fonction publique pendant la même durée. Il est jugé par contumace pour détournement présumé de 285 millions de dollars destinés au parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo.
Ce dossier met également en cause Déogratias Mutombo, ancien gouverneur de la Banque centrale, et Christo Grobler, responsable d’Africom, la société partenaire sud-africaine. Tous trois sont accusés d’enrichissement illicite et de violation des procédures de passation des marchés publics.
Le procès, basé sur les conclusions de l’Inspection Générale des Finances, met en lumière une gestion jugée opaque des fonds alloués entre 2014 et 2018. Bien que les accusés n’aient pas comparu, la Cour a estimé les éléments de preuve suffisants pour prononcer les peines requises.
Au Parlement, l’affaire divise : certains députés, favorables à Matata Ponyo, dénoncent un procès politique. D’autres appellent au respect de la procédure judiciaire. Le débat s’intensifie à l’approche des élections, alors que l’ancien chef du gouvernement conserve une influence certaine sur la scène politique congolaise.
✍️ VictoireRDC