Kabinda ville : recouvrements forcés et dérives fiscales en cette période pré-électorale

À quelques jours des élections municipales et urbaines pour élire les bourgmestres et le maire de la ville, la population de Kabinda est confrontée à une série de recouvrements forcés imposés par les autorités locales en voie de sortir. Une initiative jugée inopportune et illégale par les structures de la société civile.

Les activistes rappellent les précédents malheureux enregistrés dans la province de Lomami, notamment sous le gouvernement de Nathan Ilunga Numbi. À l’époque, les frais des examens d’État avaient été détournés au profit de la province sous couvert de « pourcentage de la province», sans aucune redevance justifiée en retour.

Nous appelons le gouverneur à mettre fin à ce mouvement, qui risque de raviver la méfiance populaire envers les autorités », alerte sous anonymat, un acteur de la société civile locale à victoirerdc.net.

La commune de Kabondo se distingue tristement par la gravité de certaines pratiques. La bourgmestre de cette dernière, profitant du climat électoral tendu, aurait procédé à la vente de plusieurs parcelles en vrac. Sont concernés : des lots résidentiels, mais aussi des espaces publics tels que les marchés, les terrains de football et même du ciment destiné aux projets communautaires.

Officiellement, ces ventes seraient faites au profit d’un compte d’épargne ouvert à la COOPEC selon les proches de madame le bourgmestre. Cependant, selon plusieurs sources locales, la maison communale de Kabondo n’aurait jamais détenu un tel compte. Ce flou alimente les soupçons de malversations et d’enrichissement illicite.

Autre sujet d’indignation : l’instauration d’une nouvelle taxe de stationnement par les quatre communes de la ville. Selon la société civile, il s’agirait d’une manœuvre purement lucrative, sans aucune répercussion positive pour les habitants. Aucun investissement public n’est visible, et les fonds collectés ne sont soumis à aucun mécanisme de reddition des comptes.

Face à cette situation, la société civile de Kabinda appelle à la vigilance et à une suspension immédiate de ces recouvrements forcés. Elle exige une gouvernance basée sur la transparence, la redevabilité et le respect des droits des citoyens, surtout dans un contexte aussi sensible que celui des élections locales.

De l’autre côté, la ville de Kabinda via madame le Maire Anne Marie TSHABU a décrété sa série de recouvrement forcé parfois en dehors même des heures de service.

✍️Michael Tenende

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