Affaire Vital Kamerhe : « Le régime Tshisekedi a besoin d’un monsieur Oui-Oui à la tête de l’Assemblée nationale », déclare Prince Épenge

La pétition visant Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, alimente une vive controverse politique au sein de l’opposition et de la classe dirigeante. Pour Prince Épenge, cadre de la plateforme Lamuka et critique virulent de l’Union sacrée, cette initiative s’inscrit dans une stratégie de contrôle institutionnel orchestrée par le pouvoir en place.

« L’Union sacrée et son chef ont besoin d’un Yes-man, une girouette au perchoir pour fonctionner en roue libre », a-t-il lancé, dénonçant ce qu’il considère comme une instrumentalisation du parlement.

Dans une déclaration sans détour, Épenge fustige le comportement des députés de l’Union sacrée, qu’il accuse de privilégier leurs intérêts financiers au détriment des urgences nationales. Il cite notamment :

– La demande d’augmentation des dotations parlementaires,

– Les tragédies récentes, dont le naufrage ayant causé 280 morts dans la province de l’Équateur,

– Les massacres perpétrés par les ADF à Lubero, ayant fait 110 victimes,

– Et la précarité croissante qui pousse de nombreux Congolais vers les paris sportifs comme échappatoire économique.

« L’incompétence est un prétexte hypocrite. Le régime Tshisekedi veut un Yes-man au perchoir pour faire passer ses réformes sans résistance. Les députés illégitimes de l’Union sacrée ne doivent pas compter sur le peuple, eux qui sont prêts à modifier la Constitution pour servir leurs propres intérêts », a-t-il ajouté, appelant à un dialogue national pour « sauver un pays en danger ».

Selon Épenge, la pétition contre Kamerhe ne viserait pas uniquement sa gestion, mais traduirait une volonté politique plus large : installer à la tête de l’Assemblée nationale une figure docile, capable de faciliter l’adoption de mesures favorables à l’Union sacrée, au mépris des priorités humanitaires et sécuritaires du pays.

Cette polémique relance le débat sur l’indépendance du pouvoir législatif et la responsabilité des élus congolais, dans un contexte marqué par des tensions sécuritaires persistantes et une crise sociale profonde. Alors que la session parlementaire de septembre s’ouvre sous haute surveillance, les regards se tournent vers le président Tshisekedi, sommé par certains acteurs politiques de garantir une gouvernance plus transparente et centrée sur les besoins du peuple.

✍️ Roger Milan Kibambe

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