L’Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo a franchi un pas historique en adoptant, ce vendredi, une recommandation reconnaissant officiellement le génocide commis contre les populations civiles dans l’Est du pays, désormais désigné sous le nom de « GENOCOST ».
Ce texte, voté à une large majorité, marque une étape majeure dans la mémoire collective nationale et dans la quête de justice pour des millions de victimes des atrocités perpétrées depuis plusieurs décennies dans les provinces de l’Est.
Les députés congolais ont affirmé que des actes de génocide ont bel et bien été commis, en violation du droit international humanitaire et des droits fondamentaux de l’homme. Par cette reconnaissance solennelle, l’Assemblée entend honorer la mémoire des victimes tout en appelant à une mobilisation nationale et internationale pour que justice soit rendue.
Parmi les mesures recommandées au gouvernement figurent :
l’instauration d’une journée nationale de commémoration du GENOCOST ;
l’érection d’un mémorial en hommage aux victimes ;
et le lancement d’une vaste campagne de sensibilisation et de justice transitionnelle.
Ces actions visent à inscrire durablement cette reconnaissance dans les institutions de l’État et dans la conscience collective congolaise.
Les recommandations seront transmises aux plus hautes instances, notamment au Président de la République, au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, à la Cour pénale internationale et au Secrétaire général de l’ONU.
Avec cet acte fort, la République Démocratique du Congo pose un jalon déterminant vers la vérité, la justice et la réparation, faisant du GENOCOST un symbole de mémoire, de résilience et d’engagement pour que de telles tragédies ne se reproduisent plus.
✍️ Roger Milan Kibambe