Invité de la chaîne de télévision Netic, l’honorable Guy Mafuta, président de l’AC Dibumba et électeur aux prochaines élections de la Fédération Congolaise de Football Association, a livré une lecture sans complaisance du profil attendu pour diriger le football congolais.
Dans un contexte où la notoriété sportive est souvent confondue avec la capacité à diriger, Guy Mafuta a tenu à remettre les pendules à l’heure. Pour lui, avoir été un grand nom du football ou jouir d’une forte popularité ne suffit pas à gérer une fédération :
« La gestion est différente du fait que vous avez joué au football, ou du fait que vous êtes très connu. La gestion, c’est une chose à part entière », a-t-il déclaré.
Au-delà du symbole, c’est donc la compétence qui doit primer. Le dirigeant congolais plaide pour un président immédiatement efficace, capable de naviguer sans apprentissage dans les cercles décisionnels du football international. Une exigence qui traduit, en filigrane, l’urgence de repositionner la FECOFA sur l’échiquier africain et mondial.
Sa vision est claire : le futur président doit conjuguer maîtrise administrative et connaissance approfondie du football local. Mais surtout, il doit déjà disposer d’un réseau solide et d’une crédibilité établie auprès des instances internationales comme la FIFA et la Confédération Africaine de Football.
Guy Mafuta insiste sur un point souvent négligé dans les débats électoraux :
« Il faut un dirigeant qui a des entrées, qui a un agenda dans le milieu du football, qui sait qui est Gianni Infantino et comment l’atteindre. On ne devient pas président de la FECOFA pour ensuite chercher où se situe le siège de la CAF, ou comment contacter la FIFA. »
À travers cette sortie médiatique, l’élu envoie un message à peine voilé aux prétendants : l’heure n’est plus à l’apprentissage, mais à l’action. Dans une fédération en quête de stabilité et de crédibilité, le prochain président devra être un gestionnaire aguerri, déjà introduit dans les arcanes du football mondial.
Plus qu’une simple prise de position, cette intervention sur Netic s’apparente à une mise en garde : diriger la FECOFA ne s’improvise pas. C’est une mission qui exige vision, réseau et efficacité immédiate.
✍️ Roger Milan Kibambe