Interpellé ce samedi 18 octobre à son arrivée à l’aéroport international de Ndjili, à Kinshasa, l’opposant Seth Kikuni a finalement recouvré sa liberté dans la soirée, après plusieurs heures d’audition par les services de l’Agence nationale de renseignement (ANR).
Selon des sources proches de l’homme politique, le candidat malheureux à la présidentielle de 2018 avait été arrêté à son retour de Nairobi (Kenya), où il avait pris part au conclave de l’opposition congolaise. Ce regroupement a réuni plusieurs figures politiques critiques du régime en place, dans l’objectif de renforcer la cohésion de l’opposition face aux prochaines échéances électorales et à la situation politique du pays.
Bien que relâché, Seth Kikuni n’a pas encore récupéré son passeport, retenu par la Direction générale des migrations (DGM). Ses proches indiquent qu’il reste également attendu pour un interrogatoire par la DEMIAP, la Détection militaire des activités anti-patrie.
Cette interpellation, jugée arbitraire par plusieurs observateurs et militants de l’opposition, relance le débat sur le respect des libertés politiques et de mouvement des acteurs de l’opposition en République Démocratique du Congo.
Affaire à suivre, alors que les réactions continuent de tomber sur la scène politique congolaise.
✍️ Roger Milan Kibambe