ESURSI LOMAMI : Le comité de gestion de l’UNIKAB doit démissionner, le CONAPES tire la sonnette d’alarme sur la gestion de cet alma mater

La situation devient de plus en plus préoccupante à l’Université de Kabinda (UNIKAB). À travers un point de presse jugé tendu, le Collectif National du Personnel Scientifique (CONAPES) a dressé un constat sévère sur le fonctionnement actuel de cet établissement public, évoquant une crise profonde qui menace la stabilité de l’institution.

Selon les représentants syndicaux, l’année académique en cours aurait été lancée dans des conditions peu orthodoxes, sans concertation préalable ni coordination entre les instances administratives. Une démarche qui, à leurs yeux, traduit un manque de rigueur dans la gestion d’une institution censée garantir la qualité de l’enseignement supérieur.

Des dysfonctionnements en cascade

Le CONAPES dénonce une série d’irrégularités qu’il qualifie de graves. Parmi celles-ci figurent notamment l’absence prolongée de certaines autorités académiques, la non-tenue des conseils facultaires, ainsi que la fermeture de certaines filières sans communication officielle.

Le syndicat évoque également des cas d’exclusion jugés arbitraires d’enseignants, parfois même après la répartition des charges horaires, une situation qui alimente frustrations et tensions au sein du corps scientifique.

À ces difficultés s’ajoute un problème structurel majeur : l’absence de budget de fonctionnement. Pour les syndicalistes, cette carence financière contribue à détériorer davantage le climat social, déjà marqué par un sentiment d’abandon et une démotivation croissante du personnel.

Une institution fragilisée

Face à l’accumulation de ces problèmes, le CONAPES parle d’une université en quasi-paralysie. Il pointe du doigt une gouvernance jugée opaque et évoque un véritable vide de leadership, susceptible de compromettre non seulement le bon déroulement des activités académiques, mais aussi l’avenir des étudiants.

Des exigences claires et un ultimatum implicite

Pour sortir de cette crise, le syndicat formule plusieurs revendications majeures, parmi lesquelles :

  • La démission du comité de gestion actuel ;
  • L’intervention urgente du ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire ;
  • L’instauration d’une gouvernance transparente, responsable et inclusive.

Tout en se disant disposé à privilégier la voie du dialogue, le CONAPES prévient néanmoins que l’absence de réponses concrètes pourrait conduire à des actions de grande ampleur dans les jours à venir.

✍️ Victoire RDC

Please follow and like us:
Pin Share

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

RSS
Follow by Email