En marge du Forum parlementaire sur le renseignement et la sécurité, organisé à Addis-Abeba, le sénateur congolais Salomon Kalonda a appelé les États africains à renforcer la transparence des processus électoraux afin de préserver la paix et de consolider la démocratie sur le continent.
Dans son intervention, l’élu a estimé que les crises politiques et sécuritaires trouvent souvent leur origine dans des élections contestées.
« Les États faillis naissent de scrutins confisqués. Les conflits armés naissent de résultats contestés », a-t-il déclaré.
Pour restaurer la confiance des citoyens dans les institutions démocratiques, Salomon Kalonda a proposé quatre principales mesures.
Il préconise d’abord la création d’une cellule africaine permanente de veille électorale, chargée de détecter en temps réel les manipulations, de surveiller les attaques numériques et d’alerter les institutions compétentes.
Le sénateur recommande ensuite que l’Afrique développe ses propres technologies, forme ses experts et héberge ses serveurs sur le continent, tout en renforçant la coopération technique avec ses partenaires.
Par ailleurs, il appelle à la réalisation d’audits électoraux transparents et inclusifs, associant l’opposition, la société civile, les médias ainsi que les observateurs internationaux.
Enfin, Salomon Kalonda propose la mise en place d’un protocole parlementaire d’observation pré-électorale afin d’assurer un suivi de l’ensemble du processus électoral.
Pour le sénateur congolais, la consolidation de la démocratie passe avant tout par la transparence et la crédibilité des scrutins. « La confiance ne se demande pas. Elle se mérite. Elle se gagne par la transparence », a-t-il conclu.
✍️ Victoire RDC