Déchu de ses fonctions de vice-président de l’Assemblée provinciale de Lomami le 5 Mai dernier lors d’une plénière, le député Augustin Malangu Ndjibu fait toujours l’objet d’un flou institutionnel, alimenté par une récente autorisation de sortie signée par le Vice-premier ministre de l’Intérieur.
En effet, dans une correspondance officielle datée du 27 Mai 2025, référencée N°25/cab/vpm/minintersedecac/slbj/109/2025, et signée par le VPM de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemin Shabani Lukoo, le député Augustin Malangu est identifié comme « vice-président de l’Assemblée provinciale de Lomami », en contradiction avec sa déchéance actée trois semaines plus tôt par ses collègues.
Cette situation crée une confusion dans l’opinion, alors même qu’une nouvelle plénière est programmée ce jeudi 29 Mai 2025 au siège de l’organe délibérant, avec l’élection et l’installation d’un nouveau vice-président parmi les points à l’ordre du jour.
Pour rappel, la déchéance d’Augustin Malangu avait été votée par 21 députés provinciaux sur les 27 que compte l’Assemblée Provinciale de Lomami, à la suite d’un grave incident survenu le 2 Mai entre lui et le rapporteur David Ilunga Kabobo. Une altercation physique entre les deux membres du Bureau avait mis à nu des tensions internes persistantes au sein de la première institution politique de Lomami.
La signature de cette autorisation de sortie en tant que « vice-président » par le VPM, après l’émission d’une autre pour les autres membres du Bureau, interroge sur l’interprétation administrative de la déchéance, et soulève de nouvelles interrogations sur l’avenir institutionnel de l’Assemblée provinciale de Lomami.
Demain c’est un autre jour, nous reviendrons avec plus de détails après la plénière convoquée…
✍️ Benjamin Lubo