À quelques mètres du couvent des Sœurs Filles de Marie Reine des Apôtres, dans le quartier Kamukungu, commune de Kabondo, un vaste ravin poursuit son avancée, défiant les ouvrages publics et menaçant plusieurs habitations.
Il y a quelques années, l’Office des Voiries et Drainage (OVD), direction provinciale de Lomami, avait entrepris des travaux pour contenir le phénomène. Des caniveaux avaient été construits d’un seul côté du couvent, afin d’orienter les eaux de pluie et limiter leur impact.
Aujourd’hui, c’est le seul côté protégé par ces caniveaux qui reste encore intact. De l’autre côté, la situation est catastrophique : le ravin a tout emporté, rendant même la circulation difficile, que ce soit pour les motos ou les vélos.
Sur place, le constat est alarmant
« Nous sommes au quartier Kamukungu, dans la commune de Kabondo, à Kabinda. Ici, à quelques mètres du couvent des Sœurs Filles de Marie Reine des Apôtres, un ravin continue de gagner du terrain, menaçant chaque jour un peu plus les habitations environnantes. »
Les travaux réalisés par l’OVD, bien qu’utiles à un moment, se révèlent insuffisants face à l’ampleur du phénomène. Le ravin, élargi par les pluies successives, avance inexorablement vers les maisons et coupe la voie de passage.
« Malgré la gravité de la situation, aucune intervention récente n’est visible sur le terrain. Le silence des autorités locales face à cette menace suscite inquiétude et incompréhension. »
Pendant que la nature poursuit son œuvre de destruction, les habitants observent, impuissants, la dégradation de leur environnement.
« Chaque pluie emporte un peu plus de terrain, fragilise les maisons et isole davantage ce coin de Kamukungu. »
Ce ravin des Sœurs Filles de Marie Reine des Apôtres est aujourd’hui le symbole d’un déséquilibre entre les efforts techniques et la durabilité des ouvrages publics. Si rien n’est fait, il risque de couper totalement l’accès à cette partie du quartier.
Un appel pressant est lancé aux autorités urbaines et provinciales pour agir avant qu’il ne soit trop tard.
✍️ Roger Milan Kibambe