La question de la révision ou du changement de la Constitution en République démocratique du Congo continue de susciter un débat intense. Pour Maître Félix Kazadi Matanda, analyste politique engagé, ce sujet doit être abordé avec responsabilité et au service de l’intérêt général, loin des calculs politiciens.
Il rappelle que la Constitution actuelle présente plusieurs limites, tant dans son origine que dans son application. Adoptée dans un contexte marqué par des influences extérieures, notamment celles du Rwanda et de l’Ouganda, elle ne répond pas pleinement aux aspirations profondes du peuple congolais.
Maître Kazadi souligne également que certaines dispositions sont problématiques : les articles 114, 115, 116 et 117, qui régissent les traités et accords internationaux, méritent une révision pour mieux protéger la souveraineté nationale. Il critique aussi le fonctionnement de certaines institutions, jugées budgétivores et peu efficaces, ainsi que les dysfonctionnements liés à la décentralisation et à l’action des assemblées provinciales, qui freinent parfois le développement local.
Face aux critiques liant la réforme à un éventuel maintien au pouvoir du président Félix Tshisekedi, il appelle à dépasser ces suspicions. Une réforme constitutionnelle bien encadrée, selon lui, est une opportunité de refonder l’État, de sécuriser l’intégrité du pays et de mieux répondre aux besoins du peuple.
Maître Félix Kazadi Matanda invite ainsi les Congolais à s’approprier ce débat, à y participer activement et à soutenir toute initiative visant à doter la République démocratique du Congo d’un cadre constitutionnel moderne, solide et adapté à ses réalités, pour un avenir prospère et stable.
✍️ Passy Son Mukukile