Lors de la séance plénière du jeudi 21 mai à l’Assemblée nationale,la Députée Nationale Rebecca Kabika a pris la parole pour attirer l’attention du gouvernement sur la situation préoccupante que traversent de nombreux formateurs relevant du secteur de la formation professionnelle, des métiers et de l’artisanat en République démocratique du Congo.
Dans une intervention jugée ferme et engagée, l’élue de Lubumbashi, dans la Province du Haut-Katanga, a adressé plusieurs préoccupations au ministre d’État en charge de la Formation Professionnelle, des Métiers et de l’Artisanat.
Au cœur de son plaidoyer : la mécanisation des formateurs non pris en charge par l’État ainsi que le paiement des arriérés de salaires accumulés depuis plusieurs mois pour certains agents du secteur.
Face à la représentation nationale , l’honorable Rebecca Kabika a dénoncé les conditions sociales difficiles dans lesquelles vivent ces formateurs, pourtant considérés comme des acteurs essentiels dans l’encadrement de la Jeunesse et la promotion de l’employabilité en RDC.
Selon elle, l’absence de mécanisation et les retards de paiement fragilisent davantage un secteur déjà confronté à de multiples défis structurels.
L’élue Nationale a ainsi exigé du gouvernement l’élaboration d’un véritable plan national de sauvetage en faveur des formateurs professionnels.
Elle a également plaidé pour la mise en œuvre de mesures urgentes capables de répondre efficacement à la précarité grandissante que connaissent ces agents sur l’ensemble du territoire national.
#« Il est impératif que l’État restaure la dignité de ces formateurs qui participent activement à la construction du capital humain de notre pays », a-t-elle soutenu en substance devant l’hémicycle.
L’intervention de cette brave femme relance le débat sur les conditions de travail dans le secteur de la formation professionnelle, considéré comme un levier stratégique pour la lutte contre le chômage des jeunes et le développement économique de la République démocratique du Congo.
✍️ Passy Son Mukukile