Un drame a frappé les eaux du fleuve Congo en début de cette semaine, dans la zone frontalière entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Congo-Brazzaville. Un canot rapide, dénommé Transpool, en provenance de Brazzaville, a chaviré alors qu’il tentait de rejoindre le Beach Ngobila, à Kinshasa.
Les vidéos des opérations de sauvetage, montrant des victimes flottant sur le fleuve, ont suscité une vive émotion sur les réseaux sociaux. Selon les premières informations, plus de cinq personnes, dont deux enfants, ont perdu la vie. Cependant, d’autres sources évoquent un bilan plus lourd, avec cinq morts. À ce jour, aucun bilan officiel n’a été communiqué.
Armand Osase, responsable marketing de l’Office National de Transport (ONATRA), a déclaré que « ce n’est pas un canot de la RDC. Le naufrage s’est produit du côté de Brazzaville ». Il a également souligné que l’intervention rapide de l’ONATRA a permis de sauver plusieurs vies.
Les causes exactes de l’accident restent floues. Certains témoins évoquent une surcharge ou un problème technique, tandis que d’autres parlent d’une forte houle. Une enquête a été ouverte par les autorités de Brazzaville pour déterminer les circonstances précises de ce drame.
Ce naufrage met une fois de plus en lumière les défis liés à la sécurité des transports fluviaux dans cette région. Le fleuve Congo, artère vitale pour le commerce et les déplacements, est également le théâtre de nombreux accidents tragiques, souvent dus à la vétusté des embarcations et au manque de réglementation stricte.
Les recherches se poursuivent pour retrouver d’éventuels disparus, tandis que les familles des victimes attendent des réponses et des mesures pour éviter de tels drames à l’avenir.
✍️ Benjamin Lubo Nkongolo