Le lancement officiel des épreuves hors session de l’Examen d’État 2026, intervenu ce lundi 4 mai à Kabinda par le Gouverneur Iron-Van Kalombo Musoko, met en lumière une réalité préoccupante dans la province éducationnelle Lomami 1 : la faible représentativité des filles parmi les candidats.
Selon les statistiques livrées par l’Inspectrice Principale Provinciale, Jeanne Françoise Masika, sur un total de 14.035 finalistes inscrits à cette session, seules 4.550 sont des filles. Un chiffre qui représente à peine un tiers de l’effectif global, révélant un déséquilibre persistant dans l’accès des jeunes filles à l’enseignement secondaire jusqu’au cycle terminal.
Cette situation, observée dès l’ouverture des épreuves notamment au Lycée Tuivuleneyi où s’est déroulée la cérémonie officielle, soulève des interrogations sur les obstacles structurels et socioculturels qui continuent de freiner la scolarisation des filles dans la province.
Si, dans son allocution, le Gouverneur a salué les efforts du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, notamment à travers la gratuité de l’enseignement primaire et les réformes éducatives, la question de l’équité entre filles et garçons dans la poursuite des études reste entière.
Au-delà du discours officiel appelant les candidats à la concentration et à la confiance, ce déséquilibre numérique rappelle l’urgence de renforcer les politiques d’encadrement, de sensibilisation et de maintien des jeunes filles à l’école, particulièrement dans les cycles supérieurs.
Alors que les épreuves hors session de dissertation marquent une étape décisive pour les finalistes, la sous-représentation des filles dans ce processus national met en évidence un défi majeur pour le système éducatif de Lomami : garantir une égalité réelle des chances.
✍️ Roger Milan Kibambe