Une menace sérieuse pèse sur la Nationale numéro 2, en pleine ville de Kabinda, chef-lieu des institutions provinciales de Lomami, précisément entre les quartiers Camp 5 Heures et SODIAMUS, dans la commune de Mudingayi. Un ravin profond de près de 10 mètres progresse dangereusement, menaçant de couper complètement cet axe reliant Kabinda à Lubao jusqu’à Bukavu au Sud-Kivu.
Sur cette route, le ravin a déjà emporté une large portion du passage, compliquant sérieusement la circulation des usagers. Piétons, motards et conducteurs de véhicules peinent désormais à franchir ce tronçon devenu à haut risque. Certains sont contraints de faire de longs détours, tandis que d’autres tentent leur chance au péril de leur sécurité.
« C’est un danger permanent. Il suffit d’une forte pluie pour que le ravin emporte tout le reste de la route », témoigne un habitant du quartier SODIAMUS interrogé par victoirerdc.net. Malgré l’aggravation visible de la situation, les autorités locales restent muettes, sans aucune action d’urgence sur le terrain. Alors qu’un adage dit : mieux vaut conseiller l’enfant avant d’aller à la danse et non lorsqu’il en revient.

Ce silence des responsables politiques et techniques, face à un problème aussi grave, suscite l’indignation. L’absence de balisage, de signalisation, ou de travaux préventifs est perçue comme un mépris envers les populations du coin qui, chaque jour, affrontent les conséquences de cette négligence.
La Nationale n°2 n’est pas un simple chemin de quartier. Elle constitue un axe vital pour la mobilité dans la ville de Kabinda et pour l’activité économique locale. Laisser ce ravin progresser sans réaction, c’est risquer non seulement des pertes humaines, mais aussi isoler tout un peuple du reste de la ville Héroïque.
Plusieurs gouvernements se sont succédés à la tête de Lomami, chacun promettant ciel et terre. Aujourd’hui, c’est le Gouverneur IGF qui brille par son calme légendaire.
Qui sait ?
✍️ Roger Milan Kibambe