ESU : Le gouvernement adopte une nouvelle réglementation pour le troisième cycle, désormais transformé en école doctorale

Le gouvernement de la République Démocratique du Congo a validé une nouvelle réglementation relative aux écoles doctorales, marquant ainsi une réforme majeure dans le système de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU). Cette décision a été rendue publique à travers une note d’information présentée le vendredi 18 Juillet par la ministre de l’ESU, Marie-Thérèse Sombo Safi.

Cette réforme résulte d’un long processus de réflexion, d’analyse et de propositions élaborées par des experts représentant diverses parties prenantes du secteur. Elle introduit plusieurs innovations majeures :

1. Remplacement du concept de « troisième cycle » par celui d’école doctorale ;

2. Limitation de l’organisation de la formation doctorale aux seules universités et écoles supérieures ;

3. Renforcement des conditions de création des écoles doctorales ;

4. Extension du système LMD (Licence – Master – Doctorat) par l’introduction formelle du doctorat comme un cycle structuré et réglementé ;

5. Clarification de la structure des écoles doctorales, avec une organisation de la formation en activités et crédits ;

6. Encadrement strict de la durée de la formation, en soulignant le rôle de l’école doctorale comme prolongement des trois missions fondamentales de l’université : enseignement, recherche et service à la communauté.

Ce qui implique la participation active de tous les membres du comité de gestion des institutions.

La ministre Safi Sombo a insisté sur l’objectif de cette réforme : mettre fin à la complaisance et à la légèreté scientifique dans la formation doctorale, et faire de celle-ci un sanctuaire d’excellence, de pensée critique et de recherche rigoureuse. L’ambition est de créer des écoles doctorales respectées, compétitives et en phase avec les aspirations du peuple congolais.

Elle a également sollicité l’appui du gouvernement pour la mise en œuvre effective de cette réforme, soulignant son importance pour l’avenir de l’enseignement supérieur et universitaire, ainsi que pour le développement national dans les domaines de la recherche et de l’innovation.

Il convient de rappeler que cette question était déjà au cœur d’un atelier organisé il y a quelques mois par le ministère de l’ESU, via l’Agence nationale d’assurance-qualité (ANAQ-ESU). À cette occasion, des constats alarmants avaient été faits par Pacifique Ilosyo, secrétaire général à l’ESU, représentant la ministre. Il a révélé que plusieurs missions d’inspection menées dans les établissements d’enseignement avaient mis en lumière des dysfonctionnements notoires dans la gouvernance académique, notamment dans les écoles doctorales. Parmi les dérives les plus graves figurent les conditions douteuses d’octroi des diplômes de doctorat, qui mettent en péril la crédibilité de la formation doctorale en RDC.

✍️ VictoireRDC

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