Le 16 janvier, la nation a rendu hommage à Laurent-Désiré Kabila, troisième président de la RDC, assassiné en 2001. Le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde, accompagné de membres du gouvernement, a déposé une gerbe au mausolée de l’ancien président au Palais de la Nation à Kinshasa. Le lendemain, 17 janvier, une cérémonie similaire s’est tenue au mémorial de Patrice-Emery Lumumba, premier Premier ministre du pays, assassiné en 1961, situé à la place de l’Échangeur de Limete. Ces journées de commémoration rappellent le sacrifice de ces leaders pour l’indépendance et l’unité du Congo.
Situation sécuritaire dans l’est du pays
Parallèlement, la situation sécuritaire dans l’est de la RDC demeure préoccupante. Le 15 janvier, les Forces démocratiques alliées (ADF), affiliées à l’État islamique, ont perpétré une attaque meurtrière dans la ville de Muhangi, située dans la province du Nord-Kivu. Plus de 30 civils, majoritairement chrétiens, ont été tués à l’arme blanche. Cette attaque s’inscrit dans une série de violences attribuées aux ADF, responsables de la mort de plus de 650 civils entre juin et novembre 2024, selon un rapport des Nations Unies. Malgré les opérations conjointes des armées congolaise et ougandaise, les ADF continuent de représenter une menace majeure pour la région.
Décisions gouvernementales
Face à ces défis sécuritaires persistants, le président Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement de présenter, dans un délai de 15 jours, une feuille de route pour la levée progressive de l’état de siège en vigueur depuis mai 2021 dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Cette décision fait suite aux recommandations de la table ronde d’octobre 2023, visant à rétablir l’autorité civile dans les zones sécurisées par les forces de défense et de sécurité.
Ces événements des 16 et 17 janvier 2025 illustrent les défis complexes auxquels la RDC est confrontée, entre devoir de mémoire envers ses héros nationaux et nécessité de répondre aux urgences sécuritaires actuelles.
La Rédaction