Le monde a célébré, ce samedi 03 mai 2025, comme chaque année, la Journée internationale de la liberté de la presse. À cette occasion, un regard introspectif, presque épistémologique, sur le journalisme mérite d’être posé.
Que devraient incarner le Journalisme et la Communication en tant que quatrième pouvoir ?
La communication a pour vocation de promouvoir un service, un produit ou une personne. Le journalisme, quant à lui, s’attache à informer le public sur l’actualité d’un sujet ciblé. Ces deux disciplines, bien que proches par les outils utilisés, poursuivent des finalités distinctes. Qu’il soit journaliste ou communicateur, le professionnel produit du contenu, écrit des articles, réalise des vidéos, ou s’exprime au micro à travers son instrument de prédilection.
Mais, en ces temps où les frontières se brouillent, où la tentation de la complaisance plane, le journaliste doit redoubler d’efforts pour rester fidèle à son éthique. À l’heure des “égaux paroxystiques”, il lui faut résister aux pressions et aux redevabilités tacites ou explicites envers quelque pouvoir que ce soit.
À qui doit-on attribuer le professionnalisme du journaliste ?
Le journaliste professionnel est celui qui, avant toute chose, purifie son art de toute pollution communicationnelle. Malgré les tentations d’allégeance, il demeure respectueux de l’éthique et de la déontologie. Il prend le temps de collecter l’information sur le terrain, croisant les sources, confrontant les faits, pour garantir la neutralité et l’impartialité avant toute diffusion.
De la pollution du professionnalisme
Le journalisme, autrefois noble, semble aujourd’hui fragilisé. Chacun se proclame “journaliste” au prétexte de posséder un smartphone. Comment distinguer le vrai professionnel de l’amateur ? Est-ce que l’animation libre pratiquée par certains religieux ou communicateurs traditionnels relève du journalisme ? La confusion est grande, s’interroge-t-on au cœur de la profession.
Que faire pour éviter un tel télescopage ?
Face aux enjeux médiatiques, face aux défis d’une profession plus qu’une passion, il est urgent de revenir aux fondamentaux. Il faut redéfinir qui est journaliste et qui ne l’est pas. Il faut bannir la “théorie du perroquet” qui consiste à répéter sans esprit critique, pour restaurer la qualité et l’intégrité des reportages. C’est ainsi que nous pourrons réduire les dérives et les abus au sein de la presse.
À bientôt, cher journaliste.
✍️ Chronique du Journaliste Médard NGOYI NGUAYA TSHUMA